Pourquoi j’ai fermé la porte à l’employabilité et je suis devenue freelance…

Coucou mes pépites !

Alors, bien ou bien ? Connaissez-vous la fonction que l’on appelle freelance ? A cheval entre l’emploi et l’entrepreneuriat, à côté de l’investissement, le monde du travail indépendant est tout aussi intéressant mais mal connu. Par définition simple, un freelance est une personne qui est indépendante dans sa profession et n’a pas de contrat de longue durée avec un employeur particulier. Pour certains, ils arrivent à jumeler vie de bureau et activité extra ( le bricole ou le p’tit business comme on l’appelle au Gabon) et d’autres ont décidé de vivre exclusivement de cela. Je suis le deuxième cas de figure.

Malheureusement, sur les réseaux sociaux, il y’a beaucoup d’histoires qui pour être inspirantes débutent avec « J’ai énormément souffert pour avoir mon 1er contrat. Je dormais deux (2) heures par nuit et cherchais comment toucher x ou y….« . C’est réel ! Certains triment et d’autres… pas. Alors, ne soyez pas complexé parce que votre histoire n’est pas assez dramatique : chacun de nous écrit une histoire unique. En ce qui concerne mon histoire, il n’y a pas de drames, simplement un besoin d’autonomie, de liberté, de créativité et surtout la recherche de plus d’argent. La suite, c’est plus bas.

Pourquoi j’ai fermé ma porte à l’employabilité ?

« Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt » dit-on, mais depuis que je me suis réveillée chaque matin pendant plus de deux (2) ans à six (6) heures, qu’ai-je eu ?

Sans controverse, ne prenez pas ma phrase au premier degré, mais lisez entre les lignes. Ce dicton préféré des patrons et responsable des débats dans les réunions de quartiers a aujourd’hui pris une ampleur démesuré. Bien évidemment, chacun le comprend à sa manière. Je l’ai compris différemment : celui qui veut faire de grande chose, doit anticiper, se battre et le faire avant que quelqu’un d’autre ne le fasse. La question est celle-ci : POURQUOI AI-JE DEMISSIONNE ? Pour trois raisons principales :

1- Tout le monde ne peut pas être « un bon employé »…

Très rebelle et indépendante, je n’aime pas tellement rendre des rapports journaliers ou être épiée pendant que mon génie est à l’œuvre. La preuve, j’écris difficilement des articles en présence des gens ! Et dans mon dernier emploi, j’avais une responsable « un peu pointue » qui guettait mon PC à chaque fois que je voulais écrire un article. Pourtant, je le lui avais dit, mais bon…

En gros, ce que j’essaie d’illustrer, c’est que je suis une personne difficilement canalisable en entreprise. J’ai plusieurs idées et je sais comment les réaliser. Au sein de l’entreprise, du moins, celles où j’ai travaillé, avoir l’esprit d’initiative, était très mal perçu. L’innovation, c’est bien comme idée dans les réunions, mais pour la pratique, c’est autre chose. Pourtant, lorsqu’il s’agira de faire la fiche de description d’un poste vacant, il sera inscrit comme soft-skills : Force de proposition/ Esprit d’initiative. Malheureusement, mises à par quelques entreprises de communication (dont les boss sont jeunes), ce sera un peu du vent. Ne nous méprenons pas non plus, je suis très polie ( je vois comment vous analysez le mot « rebelle » dans vos têtes mdrrr), juste que certains patrons devant les clients, aiment parler de projets venus de vous, mais qu’ils ne vous laisseront jamais mener à bien au sein de l’organisation. Peut-être que j’étais un peu trop ENTREPRENANTE dans les entreprises d’autrui.

De plus, je ne suis pas à l’aise lorsque je me sens dans la capacité de changer les choses, et que cela m’est hiérarchiquement impossible. Raison pour laquelle je suis devenue freelance : les gens accordent plus d’importance à l’avis extérieur plutôt qu’a celui de leurs proches. Essayez par exemple de dire à votre sœur qu’elle est bien habillée, regardez sa réaction. Suivez-là, et regardez comment cette dernière réagirait face au même compliment mais par un inconnu... Depuis que je suis devenue freelance, on accorde beaucoup plus de crédits à mes observations. Va savoir pourquoi…

2- Je gagne mieux ma vie depuis que je suis en indépendante…

Et oui, on pourra le taire autant de fois que l’on veut, l’argent est bien une source de motivation pour changer de paradigme ! Je ne saurai donner une stratégie définie et claire pour pouvoir se vendre, mais je vous dirai soyez professionnels. J’ai :

  • un portfolio avec mes accomplissements et une grille tarifaire;
  • un site web (celui que vous êtes entrain de lire présentement);
  • Des réseaux sociaux assez actifs et une biographie claire;
  • un CV répertoriant les projets ou les entreprises avec lesquelles j’ai travaillé.

C’est important également de sillonner les événements qui rassemblent beaucoup de personnes importantes et actives dans l’écosystème du travail. Heureusement, en tant que rédactrice employée, j’ai eu l’occasion de faire de belles rencontres entre les meet-up de Deloitte Gabon, les After Business au Mayena ou les After Work à thèmes. Vous rencontrerez beaucoup de personnes, mais n’oubliez pas de vous faire de belles cartes de visite. Si vous en avez besoin urgemment, je vous recommande le Studio Nervakez : professionnel et rapide !

Et la petite touche que j’ai, qui est vraiment une grâce, j’ai tissé des relations qui m’ouvrent des portes difficiles à ouvrir. Je signe plusieurs contrats et le plus « kiffant » dans l’option Freelance, est que l’on a le choix : on peut accepter ou refuser un dossier. On négocie soi-même combien on aimerait avoir à la fin de ce deal. Parfois, ce sont de lourds contrats et d’autres fois, il y a ce que j’appelle des « ONE SHOT« , ce sont des travaux qui ne demandent pas beaucoup d’efforts et sont rémunérés à moindre coût.

3- Lorsque je suis mal à l’aise, je ne peux pas être productive…

Ce point aurait dû être le premier, mais je l’ai gardé pour la fin. Pourquoi ? Parce qu’il est la somme des deux premiers points. On déteste peut-être l’entendre ou on refuse de l’admettre, mais l’argent est réellement une motivation pour travailler. On peut aimer, que dis-je, être passionné par son travail et quand même démissionner parce qu’on n’est pas payé à la valeur de nos efforts.

J’étais mal à l’aise : je travaillais énormément. En dehors de mon travail de rédactrice, j’ai été community manager, voix off, chroniqueuse radio et même responsable éditorial pour moins de 300.000 fcfa/mois, alors que je détenais un Master 2 et que les entrées de l’entreprise étaient conséquentes. Mais, je sors de là, formée et parée à toutes éventualités. Imaginez vous alors, vous réveillez chaque matin, aller dans un bureau, qui vous surexploite, mais ne vous fait que des promesses : seriez-vous productif ?

Je ne connaissais pas la valeur de mon génie. D’aucuns diront que cela fait narcissique ou hautain, parce que la société nous oblige à nous dévaloriser, mais chacun de nous a du génie : c’est simplement le domaine d’activité qui diffère. Je faisais des articles profonds et inédits bien qu’ils touchaient l’aspect économique, des autorités ont cherché à me rencontrer, pour peu de savoir qui se cachait derrière les écrits de ce magazine : s’ils auraient su que j’étais une petite adulte de vingt-deux (22) ans en ce temps là (lol). Mais ma plume a donné une proportion inestimée au magazine pour lequel j’ai travaillé, j’ai été remercié par des promesses d’augmentation... lisez bien PROMESSES. Imaginez vous alors, vous réveillez chaque matin, aller dans un bureau, qui vous surexploite, mais ne vous fait que des promesses : seriez-vous productif ?

Lorsque j’ai démissionné, je n’avais pas de plan B ! Mais, j’ai eu mon 1er contrat freelance, 1e semaine après ma démission et depuis cela s’enchaine.

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Tout le monde ne peut pas rester dans une même case : les uns seront à l’aise avec l’emploi et feront prospérer l’entreprise, les autres seront de bons travailleurs indépendants qui feront atteindre rapidement à une entreprise ses objectifs, certains auront la main pour investir dans des projets rentables et le reste pourra acclamer ou dénigrer bien fort ceux qui auront essayé « de se lever tôt pour que demain leur appartienne« .

N’essayez jamais de faire comme quiconque, vous pourrez admirer des gens mais ne pas forcément faire comme eux. Tout le monde a un couloir, une destinée, tachez simplement de « combattre le bon combat« 

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