« Le Gabon au bout des doigts » , le manuel pour découvrir son pays autrement

Coucou les meilleurs lecteurs du monde mondial. Comment allez-vous cette nouvelle semaine ? Je vais vous poser une question très simple mais tellement complexe : CONNAISSEZ VOUS LE GABON ?

Vous me direz sûrement oui, mais laissez moi vous dire que non. Connaissez vous les ethnies matrilineaires et patrilineaires ? Comment régler les litiges selon les traditions bantus ? Que signifie réellement la dot « originellement »? J’ai trouvé la réponse à cette question dans un manuel intitulé : LE GABON AU BOUT DES DOIGTS: POUR UN MANAGEMENT INTERCULTUREL EFFICACE , écrit par Madeleine Renguila et Leila Andeme. Vous voulez que je vous en parle sans spolier ? La suite est plus bas

Que pensaient Madeleine et Leila avant d’écrire le GABON AU BOUT DES DOIGTS ?

Au vu du titre, on a l’impression que le livre est très managerial, très complexe et surtout, on ne se sent pas tout de suite concerné. Alors que toutes personnes sur le territoire gabonais en âge de lire devrait en posséder un.

« Le vrai pouvoir, c’est la connaissance » disait Francis Bacon et il n’avait pas tort ! Connaître la psychologie d’un individu voire la sociologie d’un groupe de personnes est une clé gagnée pour un management réussi. Bien que modernisé, plusieurs personnes travaillant en entreprise aujourd’hui ont grandi dans des villages, éduquées au corps de garde et ont une vision des choses différentes des citadins. Pour mieux les gérer, il faudrait les comprendre et pour ce faire, il faudrait les connaître. C’est ici que l’idée de mettre en circulation un manuel, capable de comprendre les us et coutumes, les règles de succession, les procédures de règlement de litiges, la relation de parenté, les croyances bantus et même un petit dictionnaire argotique est venue à Madeleine et Leila. L’une diplômée en Gestion des Ressources humaines et psychologie d’entreprise et l’autre en Marketing et Gestion Internationale ont conçu un livre managerial adapté au contexte gabonais.

Pourquoi ce livret devrait être reconnu par l’éducation nationale et être une richesse du musée national ?

Aude Sharys avec le livret qui mérite sa place au Musée

On entre maintenant dans l’intrinsèque de la pensée de la blogueuse. La question que je me suis posée en lisant ce livret pour la première fois c’était « Pourquoi l’idée n’était-elle pas venue de moi ? » 😂. C’est tellement ingénieux que j’aurai voulu avoir la primeur de la pensée. Plus sérieusement, je vais vous donner trois (3) raisons pour lesquelles « Le Gabon au bout des doigts » mérite sa place au Musée National et dans les manuels scolaires de l’éducation nationale.

1- Le petit gabonais ne sait pas d’où il vient…

On se souvient de ces cours sur la 2e guerre mondiale dont on ne se souvenait jamais des dates ? De ces héros occidentaux dont les noms étaient trop compliqués à retenir ? Mais qui saurait me dire quels sont les premières ethnies à avoir occuper le Gabon ? Quelle est la superficie de l’Estuaire ? Quel est le système de chefferie chez les bantus ? On n’aurait jamais la force d’y répondre, car on ne nous a jamais donné les réponses. Ce livret est l’essence même d’un retour à une reappropriation cultuelle. J’ai été surprise et en même éhontée de découvrir mon manque de connaissance sur le Gabon en tant que gabonaise. Le petit gabonais a besoin de connaître son histoire, du moins les grandes lignes et elles sont écrites dans ce manuel.

2- La clé de la connaissance d’un peuple permet à un bon manager d’optimiser les forces de son personnel

Le bon manager connaît les codes sociétaux en vigueur dans le pays/ville/région d’origine de ses nouvelles recrues. Pourquoi ? Pour parler le même langage qu’eux et comprendre leur fonctionnement. Dans ce livret, il y’a les rouages et les secrets nécessaires à l’apprentissage du mindset des différents groupes ethniques gabonais. Un expatrié, un chef gabonais et même un RH pourrait apprendre tellement de choses en possédant ce manuel.

3- Le Gabon a besoin d’être connu… pas seulement par ses masques

Nous aavons plusieurs richesses culturelles au Gabon : nos masques, nos cuisines traditionnelles, notre artisanat, mais il en faut plus. Il faut une histoire écrite, il faut des lignes et le livret « Le Gabon au bout des doigts » renferme sur soixante huit (68) pages des tips et récits précieux qui font notre différence, notre fierté. La culture, c’est ce qui reste quand on a tout perdu, et ce livre, c’est la culture que certains de nous ignorent, délaissent et oublient.

Ce que j’ai découvert dans ce manuel :

Pour ma propre expérience de lecture, j’ai découvert dans ce manuel :

  • Comment faire la contre-sorcellerie
  • Pourquoi la dot différe chez les patrilineaires et les matrilineaires
  • La vision de Dieu dans nos cultures
  • Les infractions considérées par nos coutumes
  • Ce que signifie l’expression « casser la dent de la belle-mère »

Et j’espère qu’a votre tour, vous trouverez votre compte en achetant ce livre pour la maudique somme de 20.000 fcfa (19.900, les prix de CKDO comme ça, on arrondit). Pour vous en procurer un exemplaire : contactez le +241 77265246 ( Leila Andeme) ou le +241 04 40 11 10 ( Madeleine).

Le contrôle de lecture c’est pour le 20 Août, achetez déjà vos livres. Qu’est ce qu’on dit ? Merci Aude Sharys, notre blogueuse préférée. Allez, tenez la bise 😘

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