Partenariat marque-influenceur : Ce que les marques n’ont pas compris du marketing d’influence

Coucou les meilleurs lecteurs du monde mondial ! Je vous l’avais promis depuis, mais je crois le moment opportun pour parler de ce sujet. On voit très souvent des « créateurs de contenus » que l’on appelle à tout va « influenceurs » faire des placements produits rémunérés sur les plateformes médias : aussi bien sur le grand écran que sur nos écrans connectés. Mais, ayant fait un cursus me liant de près au marketing, j’ai remarqué quelques couacs dans les partenariats. Problème de cible, mauvais choix de l’influenceur ou simplement choix par affinité ? Tellement de bémol dans les relations marques-créateurs de contenus qu’il fallait un petit éclaircissement.

Je ne suis pas une experte, je ne me pretendrais jamais à ce rang, mais pour le peu de connaissances acquises, je saurais donner un angle de vue différent à ce meli-melo qui coûte parfois cher aux entreprises.

C’est quoi le marketing d’influence et c’est quoi un influenceur ?

« L’influenceur, par son exposition médiatique ou son statut, joue un rôle prépondérant dans la politique marketing d’une entreprise ou d’une marque. Il influence les comportements de consommation par son pouvoir de recommandation et sa capacité de persuasion, et véhicule un impact d’authenticité et de confiance auquel les internautes sont sensibles. » définition prise sur ISCPA-ecoles.com, une école de journalisme et de communication .

Un iinfluenceur se définit par trois principales choses réunies. Si l’une d’elle est absente, il/elle n’est pas encore influenceur(se) :

  • La taille de son audience ( avoir beaucoup d’abonnés est le premier pas. Selon les paliers, on parle de nano, micro influenceur ou influenceur à grande échelle) ;
  • Son authenticité et sa ligne éditoriale ( un influenceur n’est pas éparpillé. Il se définit selon un couloir. On peut être influenceur beauté, influenceur lifestyle, influenceur sport, etc mais pas influenceur tout. Et il faudrait qu’il soit régulier dans ses publications.
  • L’impact sur la consommation de ses abonnés ( Selon sa ligne éditoriale, un influenceur doit être capable de recommander un produit à ses abonnés et ces derniers susceptibles de devenir des potentiels acheteurs voire acheter le produit. Selon son audience, il est donc capable de faire augmenter les ventes d’un possible partenaire avec qui il serait en contrat).

Si ces trois conditions ne sont pas remplies, on a plus à faire à des personnes populaires qu’à de véritables créateurs de contenus ou des influenceurs. Ça c’est fait ! J’espère que maintenant la lumière jaillit et que les lecteurs utiliseront moins le terme « influenceurs » en l’air.

Pourquoi les partenariats marque-influenceurs sont mal faits au Gabon ?

Huumm ! Le bas blesse à ce niveau de l’article. Vous savez pourquoi ? Eh bien parce que les erreurs faites ne viennent pas des « pseudo-influenceurs » mais bien des équipes en charge du marketing et de la communication de la marque.

On choisit un influenceur pour augmenter ses ventes et non pour dépenser de l’argent. Pour les grandes marques, il s’agit d’augmenter son capital sympathie et même là, il y’a des codes. J’ai fait un listing de « To do or don’t » ici :

CE QU’IL NE FAUT PAS FAIRE : CHOISIR UN INFLUENCEU.SES.RS SELON SON NOMBRE D’ABONNÉS

La plus grosse erreur mais la plus fréquente est celle-ci : choisir un influenceur par rapport à son nombre d’abonnés. Déjà, on achète beaucoup d’abonnés sur les réseaux et à des prix très bas. Ensuite, on peut sponsoriser sa page continuellement et avoir plusieurs abonnés.

CE QU’IL FAUT FAIRE : CHOISIR UN INFLUENCEU.SES.RS SELON SA LIGNE ÉDITORIALE

On choisir un influenceur pour la ligne éditoriale qu’il a. Si on veut parler de politique, il serait bien de faire appel à Uriel Abaga et sa chronique. Si l’on veut faire une publicité touristique, il serait utile de faire appel à Chesly241. Si l’on veut faire parler d’une marque gabonaise, il serait utile de faire appel à Aude Sharys. Chacun sa catégorie ! De plus, il faudrait apprendre à savoir ce qu’est le taux d’engagement ( p’tite recherche importante pour les responsables marketing).

CE QU’IL NE FAUT PAS FAIRE : CHOISIR UN INFLUENCEU.SES.RS PARCE QUE C’EST UN PROCHE

Très souvent lors des réunions marketing, certains pensent qu’ils ont une amie, une connaissance assez suivie et lui donne automatiquement un gros marché de son entreprise pensant l’aider. L’intention est bonne, mais l’amitié ne doit pas être la raison première du choix d’un influenceur pour une campagne marketing. Les résultats de l’entreprise sont CAPITAL !

CE QU’IL FAUT FAIRE : CHOISIR UN INFLUENCEU.SES.RS SELON LES VALEURS COMMUNES

On ne peut pas vouloir parler de beauté et choisir une influenceuse food. Premièrement, ses abonnés seront déconnectés et moins susceptibles de passer à l’acte d’achat. Deuxièmement, son image ne cadrera pas avec le projet et l’influenceur éprouvera sûrement des difficultés à vanter le produit. Conséquence, l’entreprise perdra de l’argent et accusera l’influenceur. Mais jamais le choix de l’équipe marketing.

Si vous voulez parler d’une banque, choisissez un influenceur dans la sphère des affaires, qui s’habille bien et qui est reconnu pour sa logique.

Si vous voulez parler d’une voiture, choisissez au moins un influenceur qui connaît le prix d’une voiture et qui connaît les tracas au quotidien de celle-ci.

CE QU’IL NE FAUT PAS FAIRE : CHOISIR UN INFLUENCEU.SES.RS PARCE QU’IL/ELLE EST BEAU/BELLE

Il est évident que l’art de la publicité c’est le beau. Mais, il y’a des limites. Vous ne pouvez pas choisir un influenceur d’une banque, qui est à la limite de la pornographie parce qu’il/elle a un joli visage. On revient à notre point 2 : les valeurs.

Quelle est la conséquence de ces « CE QU’IL NE FAUT PAS FAIRE » ?

La conséquence immédiate pour l’entreprise est la perte d’argent ! Parce que pour des campagnes de Marketing, les entreprises dépensent des millions voire des milliards. Et perdre cet investissement dans un mauvais choix d’influencer, est quelque chose de déplorable.

La conséquence immédiate pour l’influenceur est la perte de confiance face à l’entreprise. Pour avoir accepter un contrat sachant bien sa ligne éditoriale différente, on dira qu’il n’a pas été efficace, qu’il a fait la campagne comme bon lui semblait.

Pour les entreprises, la solution serait d’engager ou de former un personnel en marketing DIGITAL. Plusieurs responsables marketing sont issus d’école de commerce où l’étude du marketing est traditionnelle. Ils tombent en plein dans le digital et cherchent à adapter leur notion au temps actuel : NON !Investissez sur vous et apprenez à rentabiliser les sorties d’argent de vos entreprises respectives.

Pour les influenceurs, apprenez à dire NON ou à recentrer la campagne selon votre ligne. C’est vrai que les cachets proposés sont intéressants, mais ne perdez pas votre crédibilité à cause de l’argent. Vous aurez plus à gagner en étant professionnel et en sachant avec qui signer.

Bon, j’ai fini. Je vais quand même mettre ma photo à la fin pour vous rappeler que je suis une blogueuse qui parle du Made in Gabon et des bons plans food & art de vivre ❤️

Moi, avec les produits IVINDO pour la campagne #OwantoBio

Allez, tenez la bise et dormez plus intelligents😘

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